Parrain chez LCL

Dans le cadre du partenariat entre la banque LCL et l’Agence pour l’Education par le Sport, Thierry Boissier, Directeur des Ressources Humaines pour la région parisienne, s’est porté volontaire pour parrainer la formation professionnelle et personnelle de Nassim, issu de l’association sportive Les Enfants la Goutte d’Or (à Paris), au sein de l’entreprise.

« Point de rencontre » est le dispositif mis en place par LCL et l’Agence pour l’Education par le Sport (APELS) qui vise à préparer des jeunes au monde professionnel et aux métiers de la banque. Après sélection dans les associations sportives et sociales, repérées et reconnues par l’APELS, un premier stage conduit ces jeunes non diplômés à passer par un sas de préformation conduit par l’APELS et les structures concernées. « Le premier contact se noue dans ce module », explique Thierry Boissier, cadre chez LCL, qui de son côté souhaitait parrainer un jeune sportif. « Je me suis rappelé que dans ma jeunesse j’avais été moi-même accompagné, suivi et j’ai eu envie de redonner ce que j’avais reçu et m’ouvrir aux autres. En deuxième lieu, professionnellement, aujourd’hui, il n’y a rien de mieux que d’accompagner les jeunes pour saisir leurs envies, voir comment nous pouvons changer nos process de fonctionnement. Ils nous « challengent », nous mettent parfois face à nos contradictions et nous permettent de mesurer l’évolution de la société.  Cette nouvelle génération peut aider la banque à se transformer  ».

« Dans un premier temps, nous pouvons soit participer à la présentation du monde de l’entreprise, par l’aide à la rédaction d’un CV, par exemple, ou en s’adonnant à une activité physique avec les jeunes. J’ai préféré la seconde option en participant à une séance de réveil musculaire. » Ce n’est qu’ensuite que la prise de contact se fait, directement entre le futur parrain et le candidat, à l’initiative de l’un ou de l’autre. Mais le choix final de la paire parrain-filleul revient aux ressources humaines de LCL. « Si devenir parrain est un acte volontaire du salarié, ce sont les RH qui décident. Il faut une distance géographique minimale entre le jeune et son parrain pour faciliter des rencontres régulières. »

Durant la phase initiale, les candidats doivent livrer une prestation orale, « le parrain y assiste et se pose en soutien. » Une relation plus personnelle se crée plus loin, à l’entrée du stage en entreprise. « J’évalue ce que je peux lui apporter en fonction des questions que Nassim (19 ans, le filleul de Thierry Boissier) me pose. On se téléphone, on déjeune, on échange des textos. Il peut venir me voir à mon bureau où il me fait des retours sur son travail et son environnement immédiat. C’est là aussi qui nous abordons des sujets plus personnels. Je peux également me déplacer sur son lieu de travail, lui donner des astuces. »

Mais Thierry et Nassim, alors en contrat de professionnalisation, ne restent pas dans leur bulle. L’Agence pour l’Education par le Sport continue d’accompagner ses jeunes une fois qu’ils ont enfilé le costume. Un accompagnateur local est nommé et entretient des contacts réguliers avec l’un et l’autre, fait le bilan de ce qu’il se passe pour aider Nassim le cas échéant, ou le valoriser quand tout se passe bien. À l’intérieur de la banque, le jeune est sous la responsabilité d’un tuteur pédagogique, un supérieur hiérarchique, qui s’occupe de sa formation « métier », aide à son intégration, lui apprend différentes procédures liées concrètement au travail qu’il apprend. « À chaque étape, je l’aide quand il ne comprend pas telle ou telle obligation, et j’ai pu me dire qu’il fallait améliorer la communication. Dans la banque, les procédures sont de plus en plus contraignantes et elles doivent être expliquées. Que ce soit pour des raisons de sécurité ou pour parfaire la relation à la clientèle. Ce qui nous oblige à davantage de pédagogie. »

En fin de procédure*, les jeunes sont considérés comme des collaborateurs à part entière. « Mais nous continuons à avoir des échanges plus familiers, par exemple en créant des évènements sportifs qui nous réunissent. Nous en avons lancé un autour de la boxe avec l’Agence pour l’Education par le Sport pour casser l’effet « promotion ». Cela nous permet de nous voir autrement. » Les enseignements glanés au cours de cette première expérience du programme « Point de rencontre » enrichissent déjà les futurs programmes de stage. Ce retour au sport valide selon Thierry Boissier la capacité de celui-ci à révéler les valeurs intrinsèques des jeunes. « La conviction que nous avions chez LCL que le sport est utile, qu’il possède des points communs avec le monde de l’entreprise, s’est renforcée. »

* En 2015, l’entrée en stage APELS a démarré en octobre, l’entrée en contrat pro en novembre, et la fin du contrat pro (clôturant la procédure) est prévue en novembre 2016.

Propos recueillis par Olivier Villepreux

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